Le roman

Pour commencer le roman.

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Amaury
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Re: Le roman

Message par Amaury » ven. 22 août 2008, 23:51

La traversée de la piscine fut un calvaire. Entre les quolibets de Dors et les jérémiades des autres, Intello avait le plus grand mal à se concentrer. Chaque geste nécessitait un apprentissage. Non, vraiment, se déplacer dans l'eau n'était pas aussi simple qu'il l'aurait cru à voir out ces nageurs à la télé.
- Pas trop tôt, j'ai cru que j'allai finir par m'endormir l'accueillit Dors.
- Vous savez, vos méthodes d'enseignement en repousseraient plus d'un. Combien de personnes avez vous fait souffrir de la sorte ?
- Mon p'tit gars, il va falloir que tu te rentres quelque chose dans ta tête d'ahuri. Dans vos têtes d'ahuris même. Si tu trouves ça dur, trouve toi tout de suite une branche accueillante et une corde. Tu ne feras pas long feu dans ce monde. Tu n'as aucune reconnaissance de tes pairs, ni dans le domaine physique ni dans le psychique ni dans le politique. A l'heure actuelle, si tu disparaissais, personne ne s'en rendrait compte. Tu DOIS te faire une place, pas en geignant, pas en criant que c'est trop dur mais en fermant tes gueules et en en chiant un bon coup. Tu as des années de retard mais tu as l'avantage d'être trois. Profites-en pour prévoir ce que peuvent faire les autres au lieu de te disputer tout le temps avec toi-même. Je n'ai qu'un seul cerveau mais la différence entre nous deux c'est que moi je m'en sers et j'ai déjà plusieurs portes de sorties prévues au cas où nos vacances ici finiraient mal. J'ai déjà prévu les réactions de tout un tas d'individus face à plusieurs scénarios. J'ai activé des contacts dans cette optique. Toi, tu n'as rien de tout ça, tu ne connais rien et tu seras condamné à me suivre si tu veux sauver tes fesses encore un temps. Mais dis toi bien que je ne m'arrêterai pas pour t'attendre, alors ou tu fermes ta gueule et tu refais deux longueurs de piscine sans te plaindre et en accélérant, ou je te laisse là. Et mets toi dans le crâne qu'après on passera aux choses sérieuses dans le salon. Tu as deux secondes pour prendre ta décision.
Intello, Machin et Dragon en restèrent bouche bée, fixant Dors sans bien comprendre.
- Ferme la bouche, tu vas boire la tasse ! lui lança Dors.
Intello se ressaisit, ferma la bouche et reprit son cheminement le long de la piscine. Sa conversation avec Dragon et Machin ne faisait que commencer.
Ca y est, je suis le maître du monde !

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Re: Le roman

Message par gg » sam. 23 août 2008, 00:37

- Je suis peut-être fou, lança l'Intello en ramassant de l'eau, mais vous, vous êtes complètement parano.
- Ta gueule et nage !
- Je t'emmerde, gros con... réussit à clamer Dragon.
Ensuite, il coula quelques secondes, le temps que l'Intello reprenne le contrôle.
-Ah ? ça c'est Dragon, constata Dors. Alors vieille branche, on se fait à la flotte ?
- Non, manifestement pas, maugréa l'Intello en crachant de l'eau. J'avoue que j'ai quelques soucis... vous ne semblez pas fou.
Ce fut au tour de Dors de regarder la bouche bée.
- Voyez-vous, reprit Intello, j'ai trois personnalités et vous semblez me voir comme quelqu'un de normal. Et vous-même semblez parfaitement paranoïaque. Cette inversion me pose problème.
Dors soupira. La situation était parfaitement merdique ! L'Intello posait des problèmes à tout analyser comme ça. En regardant le bonhomme barboter dans l'eau, il prit sa décision : il fallait lâcher un peu de lest.
- Bon, d'accord, je l'admets, dit-il, la situation est un peu étrange. Dis toi simplement que tu n'es pas fou. Qu'il y a d'autres personnes comme toi. Pas malades... simplement différents. Et nous avons des ennemis. De dangereux ennemis. Pour l'instant, je ne peux pas vous expliquer, mais je vous demande de me faire confiance.
- Va te faire mett... bloup !
Dors regarda Dragon s'enfoncer sous l'eau. Bon, avec lui, ce n'était pas gagné. Heureusement qu'il n'était pas la personnalité dominante. Encore que cette histoire de personnalité dominante, finalement, ce n'était pas bien évident.
- Moi, je vous fais confiance, dit Machin à peine émergé.
- Pas moi, reprit l'Intello. Mais je vous laisse le bénéfice du doute. Je tiens aussi à vous avertir que si Machin semble se faire à cette situation humide, ce n'est pas du tout le cas de Dragon. Je précise cela car il fait le forcing pour prendre le contrôle. J'ai quelques doutes sur le fait de pouvoir faire les deux longueurs demandées. Il semble vouloir se battre avec vous.
- Ok, c'est bon, capitula Dors. Tout le monde sort de la piscine. Je vais mettre sa trempe à l'autre abruti. Je m'excuse par avance pour les éventuels bleus, luxations ou fractures auprès des deux autres.
ceci est un jeu, en aucun cas la réalité. Je précise, on ne sait jamais :lol:

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Re: Le roman

Message par Amaury » jeu. 28 août 2008, 15:10

Il faisait les cent pas dans son bureau en observant les écrans de contrôle. La situation commençait à déraper par la faute de l'autre abruti !
Un individu si unique ! Une psyché intacte ! Ou presque ! Et l'autre tas de muscles qui allait lui cracher le morceau pendant la baignade ! Il ne pouvait laisser faire ça ! Il fallait mettre au point une diversion pour qu'il s'en éloigne quelques heures. Sans quoi tout allait être fichu.
Il appela Wilfried.
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Message par Mizu Hanayuki » jeu. 11 sept. 2008, 17:22

Dors était sur la pelouse, torse nu, encore ruisselant de l'eau de la piscine. Dragon, en face, s'ébroua comme un chien mouillé et se mit à le traiter de tous les noms, espérant lui faire perdre son calme. Il avait reçu une cuisante défaite la dernière fois, et voulait que l'autre s'approche assez pour le saisir et lui mettre une raclée. Dors semblait plus ennuyé par les insultes qu'en colère. Cependant, il voulait lui donner une leçon au plus vite pour le calmer définitivement. Il s'avança donc vers Dragon. Celui-ci attendit, puis, le croyant à portée, et trop près pour avoir le temps d'esquiver, lui porta un coup de poing au torse. Du moins il aurait bien aimé. En une seconde, Dors s'était légèrement décalé et se trouvait à présent à gauche de son poing, et profitait de l'ouverture pour lui coller successivement et à une vitesse impresionnante, un coup de poing dans les côtes, un coup de coude et une manchette sur la nuque. Dragon vit 36 belles chandelles, de toutes les couleurs, des bleues, des blanches et des roses!
Au moment où il touchait le sol, un mugissement rompit le silence, suivit de très près par le bruit d'un corps lourd qui touche le sol après une longue chute.
Dors aux aguets se tourna vers l'origine approximative du bruit et partit au pas de course. Bientôt, il eut disparu au détour du chemin. Dragon encore sonné, essaya bien de se relever, mais son corps ne lui obéissait plus, il dut se résoudre à rester immobile, le visage enfoui dans l'herbe humide encore de la rosée matinale.
Modifié en dernier par Mizu Hanayuki le dim. 12 févr. 2012, 02:27, modifié 1 fois.
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Message par gg » ven. 12 sept. 2008, 03:27

Le bruit avait paru venir de l'arrière de la maison et Dors y arriva bien vite. Ce fut pour voir un jeune dragon doré à plat ventre sur la terrasse. Sur son dos et lui tenant une aile dans chaque main, il y avait Wilfried.
Très surpris par les positions respectives, Dors s'arrêta le temps de comprendre la situation. Elle était finalement bien simple : le dragon ressemblait à Julien... il se remettait difficilement à quatre pattes et tentait de battre des ailes. Ce qu'il ne pouvait pas faire car manifestement, Wilfried l'en empêchait avec une grande facilité.
- Putain, lâche-moi, hurla Julien.
Il utilisa son long cou pour regarder sur son dos. On voyait bien qu'il aurait volontiers lancé un coup de dents, mais Wilfried se protégeait avec les ailes.
- Si monsieur voulait bien se calmer, dit Wilfried comme s'il prenait le thé. Votre oncle m'a demandé de vous infliger une punition. Veuillez cesser de vous débattre. Cela n'en sera que plus rapide.
Au moins la situation devenait claire, Dors prit la décision d'intervenir. Il aurait volontiers sauté sur le majordome par surprise - un homme qui maintient les ailes d'un dragon, fut-il d'or, n'est pas à prendre à la légère - mais il croisa son regard avant d'arriver au contact.
Tant pis ! Il prit son élan et sauta de toute ses forces en tendant la jambe.
Il eut le temps de voir le sourire du majordome maléfique, avant qu'il ne disparaisse derrière la membrane reptilienne d'une aile. Il y était allé de bon coeur, son pied traversa de part en part la peau délicate. Julien poussa un hurlement. De plus, non seulement il ne toucha pas sa cible qui avait disparue, mais maintenant que l'aile était relâchée, elle lui retomba dessus. Il se retrouva très connement empêtré dedans.
- Bordel, ça fait mal ! hurla Julien.
- Un repas ravigotant vous attend, lança Wilfried.
Dors ne dit rien, mais n'en pensa pas moins, à l'entendre le majordome était descendu de sa monture involontaire et se trouvait au niveau de sa queue. Pour l'instant, il ne pouvait en être certain, l'aile lui recouvrait la tête et le badigeonnait de sang.
- Putain, Dors, c'est toi ? Arrête de bouger, tu me fais un mal de chien.
- Désolé, j'essaie de me dégager. J'ai la jambe coincée.
Dors ne précisa pas que c'était dans un trou qu'il venait de faire. La honte peut-être ?
Le bord de l'aile se souleva et il vit la sale gueule de Wilfried.
- Un peu d'aide ?
- Je veux bien.
En moins de deux minutes, avec l'aide du majordome, Dors réussit à se dégager. Julien reprit enfin forme humaine. Il avait mal, c'était évident. Une grande plaie était ouverte au niveau de son omoplate et pissait le sang. Rien de bien grave, juste un peu de peau en moins, mais cela devait très douloureux.
- Il se passe quoi ? interrogea Dors.
- Rien, jura Julien. Je ne sais pas... tu as dit un truc à l'autre débile qui n'a pas plus à mon oncle.
- C'est tout ? Vous vous battiez pour ça ?
- Ce n'était pas prévu ainsi, monsieur, intervint Wilfried. Mais les choses ont quelque peu dérapé. Monsieur a refusé la punition et à voulu s'enfuir. Ensuite, il s'est transformé... Heureusement que notre invité n'était pas dans le coin. J'ai estimé que pour cette transformation, il devait être puni un peu plus sérieusement. Cela est fait.
Dors n'en crut pas ses oreilles. Il regarda tour à tour le majordome et Lucien. Celui-ci faisait grise mine. Alors que l'autre souriait.
- Vous êtes de grands malades, ne put-il s'empêcher de dire.
- Vous êtes responsable, vous aussi. Je me dois de vous punir, rajouta Wilfried toujours en souriant.
- Toi, tu m'approches, je te tue ! Julien ?
- Quoi ? Merde j'ai mal. Il faut que j'aille bouffer, démerde-toi avec lui, moi j'ai donné. Si tu arrives à lui casser la tête, tant mieux.
Et Julien lui tourna le dos pour entrer dans la maison.
Dors fit face au majordome. Il se mit en garde, face à l'autre qui attendait paisiblement.
- Sachez, monsieur, que cela est strictement professionnel, je n'ai rien contre vous. Je dirais même que cela me désole, mais j'obéis aux ordres.
- Toi, tu t'approches, j't'éclate. Je ne suis pas Julien.
- Certes, le duel peut être intéressant. Comprenez que...
Et il avança, à toute vitesse. La distance de quelques mètres qui les séparait diminua avec une rapidité affolante. Dors eut tout juste le temps d'esquiver en faisant un pas de coté. Dors aurait bien voulu mettre un petit coup au passage, mais il n'en eut pas le temps, l'autre s'était déjà éloigné hors de portée. Bon dieu ! songea Dors, ce type bouge à une vitesse...
Wilfried réattaqua d'un bon direct au visage. Mais cette fois, Dors était prêt, il avança légèrement en biais, puis pivota dos à dos en attrapant au passage le bras du majordome. Logiquement, ensuite, avec sa main libre, il devait appuyer sur le dos de la main pour plier le poignet de l'attaquant pendant que l'autre entraîné par l'élan pivotait à son tour. Généralement, cela se passait comme ça... et ça finissait par un poignet cassé. Le début fut parfait, il avait le poignet, l'autre pivotait... mais surprise, il n'y avait pas de dos de main. La surprise lui fit perdre du temps et le mit en difficulté. Wilfried avait tourné son avant bras vers le bas. De plus, il avait amplifié sa rotation, ce qui fit que la main de de Dors qui tenait le poignet se décolla légèrement de son support. Suffisamment pour que Wilfried glisse le pouce de sa main libre à l'intérieur de la paume qui le tenait, qu'il serre et relève le tout. Une douleur habituelle se fit dans l'épaule de Dors, cette action, avec sa main à l'envers et le coude qui remontait vers le haut mettait à mal son épaule, il fut obligé de se mettre sur la pointe des pieds pour éviter d'avoir trop mal. Puis, comme si c'était une canne à pêche, Wilfried fit un lancer parfait. Dors n'eut d'autre choix que suivre le mouvement. Il amplifia à son tour cette chute vers l'avant, fit une jolie roulade et se remit sur pied.
Il s'en sortait bien. Mais cela ne lui donna pas confiance, pour avoir régulièrement pratiqué cette prise, il savait très bien que Wilfried avait fait exprès de le relâcher pour lui permettre de s'enfuir.
Bien, la jouer défensive ne marchait pas. Il allait jouer l'attaque.
Sans attendre, il envoya son poing. Qui rata ! Une fois encore, le majordome maléfique s'était déplacé à une vitesse hallucinante. Il se retrouvait maintenant sur le flanc de Dors. Il leva sa jambe en pliant le genou et frappa sur le côté du genou de Dors avec la semelle de sa chaussure.
Cela fit un horrible "crac", le genou plia selon une direction imprévue par la nature. Et Dors s'écroula au sol en hurlant.
Sans attendre, Wilfried le ramassa au sol. Il le souleva d'une seule main et le posa sur son épaule.
- Monsieur, un repas vous attend. Je pense que cela vous soulagera.
Dors ne répondit pas. Pour l'instant, il gémissait sur son genou.
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Re: Le roman

Message par gg » dim. 14 sept. 2008, 03:29

Enfin ! C'était fait, il avait la preuve indubitable. Il avait dû prendre quelques risques imprévus, mais ça avait valu le coup. Dès qu'il avait vu le militaire partir en courant, il s'était douté de quelque chose, mais il avait fallu agir vite. Bien que cela lui fut interdit, il avait sauté le mur de clôture et s'était enfoncé dans la petite forêt à l'arrière de la maison. Au passage, il avait pris des photos de Machin mollement allongé à coté de la piscine, tout en faisant en sorte de rester invisible. Et voilà, finalement, cela avait été assez simple : sous le couvert des arbres, il avait pu prendre des photos. On y voyait un joli dragon doré, un enfant probablement. Plus inquiétant, il se faisait maltraiter par le majordome. Un dragon, lui aussi certainement, probablement un adulte. Et rompu aux techniques de combat. Comme le jeune militaire d'ailleurs.
Non, la partie ne serait pas facile, mais elle en vaudrait le coup. Si, comme le pensait le Professeur, Thiébaut en faisait partie, on arrivait au résultat de deux adultes et trois enfants, un butin intéressant. Il faudrait arriver à réfréner les attentes du Prof, le majordome et l'autre jeune devaient appartenir à des races guerrières, une bonne chose car cela permettrait de diversifier les composants. Mais à cause de cela, une bonne préparation serait nécessaire.
Une autre bonne nouvelle était que sa présence n'avait manifestement pas été détectée, pour l'instant, il ressortait tranquillement de la propriété par le même chemin qu'il y était entré.
En fait, en dehors de la présence de deux soldats parmi les dragons, la plus mauvaise nouvelle était que le Prof avait encore eu raison. Il allait en entendre parler pendant des lustres.
ceci est un jeu, en aucun cas la réalité. Je précise, on ne sait jamais :lol:

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Message par gg » dim. 14 sept. 2008, 04:07

Dragon commençait à se lasser. Cela devait faire un bon quart d'heure qu'il était allongé par terre. En plus, il se faisait insulter par les deux autres : gnagna... et pourquoi tu l'as attaqué ? Et regarde maintenant où on en est... tu devrais te calmer...
En plus, ces deux imbéciles refusaient de prendre le contrôle, le laissant souffrir tout seul.
Dragon leva légèrement la tête. ça faisait encore mal, mais au moins, sa tête ne tournait plus. En grognant, Dragon prit appui sur ses bras et se releva.
Les deux autres firent le forcing pour prendre le contrôle. Ben tiens...! Évidemment, maintenant que le corps fonctionnait, ces deux imbéciles essayaient de dominer. Quelle bande de carpettes !
- Putain, foutez-moi la paix, hurla-t-il.
- Il a dû toucher un centre d'équilibre, commenta l'Intello.
- J'ai mal au crâne, constata Machin.
- Mais vous vous la fermez , oui ? Vous n'avez pas voulu le contrôle, alors maintenant c'est moi qui prend les rênes. Compris ?
- Que s'est-il passé ? Pourquoi est-il parti en courant ?
- Je t'emmerde, je n'en sais rien. Je m'en tape. Tu n'avais qu'à écouter.
- Tu comptes l'attaquer souvent comme ça ? le questionna Machin. Je te rappelle que nous partageons le même corps. J'ai mal.
- Je te pisse à la raie. T'es qu'une carpette. Je l'aurais un jour cet enfoiré.
- Si nous retournions à la maison ? les interrompit l'Intello. Histoire de voir ce qu'il se passe.
Sans répondre, Dragon se mit en marche. Doucement...
Il s'arrêta un long moment devant les grosses tâches de sang qui décoraient la terrasse.
- Quelqu'un a saigné, remarqua Machin avec angoisse.
- Tu es d'une perspicacité étonnante, se moqua l'Intello. C'est une très grosse tâche.
- Mais vous vous la fermez ! Laissez-moi le contrôle, si ça saigne, c'est pour moi.
Les autres acquiescèrent silencieusement. Si combat il devait y avoir, Dragon était le plus apte.
Cependant, ils virent sortir Dors et Julien. Ils passèrent à côté d'eux comme s'il n'existait pas. Ils s'engueulaient.
- Je m'en tape, disait Dors, je me casse.
- Tu es sous contrat, répliquait Julien.
Sans rien dire, Dragon laissa la place à l'Intello. Celui-ci choisit de suivre le duo, tranquillement, le plus discrètement possible.
- Merde, je ne suis plus un gamin de cinq ans à qui on file une fessée.
- Je sais, je sais. Ecoute, je suis désolé. Mais bon, ça va... on est en pleine forme. La bouffe était prête et bonne.
- Rien à battre. Il ne faut pas déconner...
- J'espérais sincèrement que tu le battrais.
- Il m'a foutu une rouste, oui ! J'avais l'impression de me battre contre mon père. Il est meilleur que moi, mais un jour je l'aurais. En attendant, je me barre.
Julien stoppa brutalement, laissant Dors marcher encore quelques pas.
- Je suis désolé, mais c'est une rupture de contrat. Si tu fais ça, je balance sur The Claw la façon dont tu t'es fait battre. Et surtout par qui. ça va jaser dans ta famille...
L'Intello fut surpris par le brusque demi-tour de Dors. Il semblait hors de lui. Un court instant, il crût qu'il allait mettre un pain à Julien.
- Attends, reprit Dors en gardant le contrôle de ses nerfs. Tu ferais vraiment ça ?
- Rupture de contrat. Désolé ! Et comme ce n'est pas moi qui vais lancer un Défi contre toi...
Brusquement, l'attitude de Dors changea du tout au tout. Il était très gêné.
- Attends... un petit Défi. Je ne te ferais pas trop mal. Sincèrement, je ne peux pas accepter de me faire traiter comme ça. Je n'ai pas le choix. Et puis, perdre un Défi, dans ta famille, c'est presque une joie.
Julien eut un grand geste de dénégation de la tête :" Non, non,... un Défi contre toi, tu rêves. On a toujours le choix, tu restes ou c'est The Claw."
- Tu n'as aucun honneur.
- Ce n'est pas nouveau.
- Famille de merde ! conclut Dors. Avec ton enfoiré d'oncle, vous faites la pair. Vous êtes vraiment... pires que les papillons.
Mais à voir son attitude, il était évident qu'il capitulait.
Ils se retournèrent brusquement sur l'Intello.
- Et toi là, qu'est-ce que tu fous à nous espionner ? lança agressivement Dors.
- heu... rien... j'attendais.
- Ouais... je ne t'oublie pas toi. On a encore un cours à faire. ça tombe bien, il faut que je me détende.
- J't'attends, enculé !
- Ah ! Dragon ! Je vais me faire une joie.
- Excusez-moi, les coupa Machin, mais le sang, c'est quoi ?
- Ton avenir proche, répondit Julien en souriant.
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Re: Le roman

Message par Mizu Hanayuki » lun. 03 nov. 2008, 12:28

Julien fit quelques pas en arrière pour observer sans risque le combat. Dors avait l'air très en colère, mais ni Intello ni Machin n'arrivaient à reprendre le contrôle à Dragon. Cette fois, il n'eut même pas à attendre, Dors en avait visiblement marre et fonça à toute allure sur lui. Se rappelant son précédent combat, Dragon esquiva, ou du moins il en eut l'impression. Au dernier moment, Dors se repositionna subtilement, et Dragon ne vit pas arriver le magnifique coup de poing qui lui écrasa le nez. Il se retrouva en train de pisser le sang, hurlant sous le coup de la douleur. Fou de rage, il lança lui aussi son poing pour faire disparaître le rictus de Dors, mais son bras se retrouva décalé et frôla l'épaule de Dors quand celui-ci leva les poings au niveau de son visage, coudes collés au corps. Il aurait largement pu le sécher mais joueur, il se contenta de frapper d'un coup modéré le torse de Dragon du dos de ses mains. Sous l'impact, Dragon recula de plusieurs mètres. Il grogna et se précipita à nouveau. Encore une fois, son poing n'atteignit pas son but : Dors frappa de nouveau au torse, lui coupant la respiration, et comme un serpent, sa main rebondit et frappa en un éclair sa gorge. Sous la fulgurante douleur, Dragon s'effondra au sol, se tenant le cou. Dors se retourna pour partir. Pensant tenir enfin sa chance, Dragon se releva, chancelant, et se précipita pour attraper ses poignets et mordre de toutes ses forces son cou. Il attrapa effectivement ses poignets, mais n'atteignit jamais le cou. Il se retrouva les bras en croix et vola dans l'air. La terre était proche et il la prit de plein fouet sur le côté. Il se releva tant bien que mal, et se rua sur Dors pour le saisir et le mettre en pièces. Au moment où il le tenait enfin, Dors bascula en arrière, en lui donnant un coup de pieds à la cheville. Dragon s'écrasa sur le dos, et un voile descendit sur ses yeux. Un coup de coude l'acheva, et il sombra dans le noir.
Dors se releva, soupirant et se tourna vers Julien :
- Putain, je lui ai filé de quoi buter un humain normal et il se relève. Jamais aucun enfant de ma connaissance n'a bouffé autant sans s'écrouler. J'ai cru que j'allais devoir le buter!
- Mon oncle t'en aurait voulu!
- Je sais. Heureusement qu'il n'a aucune technique!
- Ça va toi, s'inquiéta Julien?
- Je me suis calmé, commenta sombrement Dors.
Les deux hommes ramassèrent le corps inanimé et le transportèrent jusqu'à son lit. Il allait avoir de beaux bleus au torse, et son nez continuait à saignait. Dès qu'il se réveillerait, ils lui feraient boire une bonne soupe revigorante. Wilfried apparut avec la trousse à pharmacie, et les deux hommes le laissèrent. Ils allèrent s'allonger sur la pelouse en silence.
- J'aime pas l'idée qu'il doive rester dans l'ignorance, dit abruptement Julien.
- Intello a l'air de se douter qu'ils ne sont pas fous. Et d'ailleurs ça m'arrange, si on le laisse faire, il découvrira tout, et ton oncle ne pourra pas nous punir pour ça.
- Je n'ai jamais réussi à battre Wilfried.
- Je ne trouve pas ça consolant pour autant. C'est quoi sa putain de race!?
- Aucune idée, mais un truc rapide, ça c'est sûr.
Un silence suivit, que Julien rompit de sa voix douce :
- Ça fait combien de temps qu'on bosse ensemble?
- Depuis que j'ai quitté ma famille, ça doit faire un an ou deux.
- Ils ne te manquent pas?
- Pas vraiment, en fait je crois que j'aime assez bosser avec toi.
Le silence s'installa.
Modifié en dernier par Mizu Hanayuki le dim. 12 févr. 2012, 02:34, modifié 1 fois.
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Re: Le roman

Message par gg » lun. 10 nov. 2008, 04:31

Franck Offman retrouva Laforêt dans le laboratoire. Il était tout à la fois heureux et mécontent. Laforêt était concentrée sur une bec bunsen et il prit le temps de l'observer. Dieu qu'il détestait cette femme ! Elle ressemblait à la Baba Yaga des légendes...en mieux habillée. Une vieille peau toute ridée, grande et presque squelettique. Pour un peu, quand on la voyait manipuler le matériel avec précaution, on pourrait croire qu'elle avait des doigts crochus...
- Hum, hum, finit-il par dire pour signaler sa présence.
Elle tourna à peine la tête... une sorte de cigogne cendrée, avec un grand cou tout maigre.
- Je suis occupée, dit-elle sèchement. Veuillez repasser plus tard.
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée... Professeur.
- Allons bon. S'il ne vous parait pas que je suis au milieu d'une formule délicate, il faudrait que vous vous achetiez des lunettes. Repassez plus tard.
- Je parle d'attaquer, rétorqua-t-il.
Franck soupira ostensiblement. Ce qui lui attira bien évidemment un sombre regard d'institutrice en colère.
- Nous avons la preuve que c'est bien un nid de dragon. Un gros nid...
Le sévère visage de Laforêt faillit s'éclaircir d'un sourire. A la place, elle eut juste une moue dédaigneuse.
- Je le savais depuis longtemps. Je ne vois pas ce qu'il y a de si merveilleux dans cette nouvelle. Du moins, rien qui ne vaille l'échec de ma potion. Veuillez prendre les dispositions, si ce n'est déjà fait, pour une attaque. Cela fait plusieurs jours que nous attendons, j'ai bien peur que d'autres dragons ne se présentent pas.
- Heu... mad..
- Professeur.
- Professeur, je pense qu'il nous faut attendre avant d'attaquer. Si tant est que ce soit raisonnable d'attaquer.
Pour le coup, elle daigna quitter ses éprouvettes des yeux.
- Allons donc, voilà que vous pensez. N'allez pas vous faire mal au moins.
"Connasse" songea-t-il.
- Et pourquoi donc pensez-vous que ce soit une mauvaise idée ? Et tant que nous y sommes, expliquez-moi avec des mots simples pourquoi attendre encore.
- J'ai vu un jeune dragon d'or se faire maltraiter par le majordome. Ainsi que le militaire. Si nous faisons le compte, nous avons au moins cinq dragons, en partant du principe que Thiebaut en est un. Ce qui nous ferait deux pères et trois enfants. Sachant qu'en plus le militaire est de taille à battre Machin, ce qui n'est pas négligeable. J'ai peur que cela ne soit trop gros pour notre équipe.
- Au contraire, c'est la grosse prise que nous attendions depuis des lustres. J'estime qu'il n'ai pas nécessaire de voir si un autre dragon se présente. J'ai confiance en vous et en vos hommes. Dans cette histoire je me trompe peu, vous pouvez le constater, ayez un peu confiance. Et la raison d'attendre ?
- Ils se battent entre eux. Il est possible qu'ils finissent par se séparer. Il y a quelque chose de pas clair dans cette affaire et je préfèrerais les avoir séparément.
- Allons donc ? Et prendre le risque de perdre des composants ? C'est stupide. Non, non, vous prévenez vos hommes... nous attaquerons ce soir, dans la nuit.
- Mada...
- Professeur.
Il y eut un silence.
- Monsieur Offman, reprit-elle de sa voix de prof, est-il nécessaire de vous rappeler qui commande ? Qui est responsable de nos succès jusqu'à présent ?
- Vous, admit-il à regret.
- Merci de le dire. Même si j'admets que vous avez constitué une équipe de chasse performante, c'est moi la tête pensante. C'est moi qui prépare les potions et autres objets alchimiques. Alors... s'il vous plait...
Elle eut un geste désinvolte de la main en désignant la sortie du laboratoire et replongea sur son bec bunsen.
"Connasse, connasse, connasse" se dit Franck en quittant la pièce. Quelle merde ! Il allait falloir sérieusement briffer les hommes.
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Re: Le roman

Message par Amaury » lun. 10 nov. 2008, 14:32

La porte du hangar s'ouvrit dans un fracas métallique. Le dernier camion avec à son bord les spécialistes du labo venait de rejoindre le hangar et l'équipe d'intervention qu'il contenait. Une quinzaine de personnes, que des professionnels aguerris. La plupart étaient des vétérans de petits et sales conflits du tiers monde et le dépeçage de gros reptiles ne leur faisait pas vraiment peur.
En fait, c'était même le contraire avec les dragons, plus ils sont petits, plus ils sont durs à avoir.
Offman se posait souvent la question de leur recrutement mais il n'avait que peu de temps pour fouiller le problème. En fait, il ne s'en souciait qu'au dernier moment, juste avant l'action. Et encore pas longtemps. En fait, il avait toute confiance en son équipe. ce n'était pas la première fois qu'il travaillait avec eux et tout s'était toujours très bien passé.
Mais il ne savait pas pourquoi cette fois-ci il le sentait très mal. C'était bien la première fois qu'il sentait une douleur aussi sourde au fond de son ventre. Bien la première fois qu'il avait peur en fait.
Il savait très bien ce qu'il allait dire pendant son briefing, quelle expression il allait prendre pour leur donner confiance même s'il ne leur cacherait rien des difficultés détectées.
L'assaut aurait lieu à l'aube. Entre temps, il essayerait de dormir. Mais bon sang ! pourquoi cette connasse n'écoutait-elle jamais ses intuitions ?

Il en était sûr, la catastrophe était imminente.
Ca y est, je suis le maître du monde !

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Mizu Hanayuki
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Re: Le roman

Message par Mizu Hanayuki » mer. 26 nov. 2008, 21:38

La nuit était douce. La lune pleine se cachait derrière les nuages errants, projetant des éclats argentés, opale dans un écrin de velours. Pas un bruit ne filtrait de la demeure. Les animaux nocturnes se cachaient du prédateur. Le cri d'une chouette effraie déchirait çà et là le silence.
Dors ne trouvait pas le sommeil. Quelque chose le gênait dans cette histoire. D'habitude, c'était Julien qui réfléchissait, pas lui. Mais ici et maintenant, il n'était pas sûr que son ami se soit servi de son cerveau depuis le début des problèmes. Il faisait confiance à son oncle. Tout le monde sait pourtant qu'il ne faut jamais faire confiance à un doré! Mais non, la famille c'est sacré. Alors comme Julien ne pouvait pas réfléchir, il fallait qu'il la fasse à sa place. C'était dur, il n'arrivait même pas à savoir pourquoi quelque chose l'embêtait au point de lui faire perdre le sommeil si indispensable à un bon combattant.

Au dehors, silencieux, les hommes d'Offman se plaçaient en position, ils étaient séparés les uns des autres et encerclaient la demeure. Les détecteurs d'infrarouges indiquaient la présence de 5 personnes, deux au rez-de chaussé, deux au deuxième étage et la dernière au troisième. Tout était en ordre. Le plus dangereux donc le premier à maîtriser était l'espèce de brute qui maltraitait Machin. Il fallait rester le plus silencieux possible. Par signe, il signifia aux trois hommes qui étaient à côté de lui de se diriger vers la baie vitrée. En quelques bonds, ils étaient collés au verre, quelques secondes de plus et un rond parfait dans la vitre laissait la place à l'un des hommes de glisser son bras pour ouvrir la porte vitrée. Quels amateurs, ils n'avaient même pas baissé les volets! Il n'y avaient que les dragons pour se montrer aussi arrogants et prétentieux! Offman soupira. Tout se déroulait comme prévu, mais pourtant, quelque chose n'allait pas. Il savait qu'en ce moment, une partie de ses hommes se positionnait devant chaque chambre pour tous les surprendre ensemble. Il n'avait aucune raison de se faire du soucis. Mais qu'est-ce qui clochait bordel?!

L'homme était confortablement installé sur sa branche, l'œil collé au viseur du sniper pour buter le moindre reptile qui parviendrait à s'échapper. Il était un pro. Mais ce ne fut pas suffisant. Il était un pro. Mais il n'entendit pas le moindre bruit. C'est à peine s'il se rendit compte qu'un prédateur de l'espèce humaine le guettait. Il mourut concentré dans son viseur, sans rien sentir d'autre qu'une légère piqure.

Au premier étage, trois hommes progressaient dans une galerie de miroirs. Ils avaient l'impression de tourner en rond. Cela faisait bien un quart d'heure qu'ils avançaient, et ils n'en étaient toujours pas sortis. A un moment, ils s'arrêtèrent. Ils n'étaient plus que deux. L'autre devait être parti plus en avant. Ils s'activèrent pour se rapprocher mais plus ils allaient vite, plus ils avaient l'impression d'avancer lentement. Comme dans un cauchemar, ils se mirent à courir. A bout de souffle, l'homme s'arrêta. Il était seul. Il se releva. Surtout ne pas s'arrêter, ne pas s'arrêter. La main contre la paroi, il se dirigeait tant bien que mal. Un vide, soudain, la fin du labyrinthe? Il eut le temps de penser "non" avant d'être avalé par son reflet.

Dors n'en pouvait plus, mais alors vraiment plus. Il décida d'aller réveiller Julien pour en parler avec lui. Il n'était pas fait pour réfléchir, ça non. A par la stratégie, aucun exercice mental ne lui plaisait. Il fallait qu'il voie Julien sans que son oncle puisse les épier. Silencieux comme en toute chose, il enfila un jean noir par-dessus son caleçon, prit son poignard plus par habitude qu'autre chose et ouvrit la porte de la chambre. Il se retrouva nez à nez avec un mec encagoulé qui tenait un flingue doté d'un silencieux à la main. Durant un sixième de seconde, les deux hommes se regardèrent dans les yeux, aussi surpris l'un que l'autre, puis les réflexes parlèrent. L'homo sapiens fit une erreur : il voulut diriger son arme vers Dors. Le dragon lui ne fit pas tant de manière, il se rua sur l'homme qui lui faisait face et avança jusqu'à lui briser la nuque sur le mur. Le déclic significatif d'une arme qu'on charge lui sauva la vie. Il eut le temps de plier sa jambe pour rouler sur le dos pendant qu'une décharge lui frôlait les cheveux, illuminant un temps le couloir. Le bruit des impacts sourds retentit avec le bruit mat des armes à silencieux. Il choppa la jambe du second mec et tira d'un coup sec. L'autre s'écrasa en perdant son arme. D'un coup de coude bien placé, il acheva le pauvre fou qui avait cru être assez rapide pour baiser un dragon.
Il était seul dans le couloir. Il récupéra le flingue qui n'avait pas servi : du bon matos, fiable. Il traina les cadavres dans sa chambre, ferma la porte et laissant parler son instinct, il s'élança au pas de course vers la chambre de Julien.

Pendant ce temps, dehors, Offman se rongeait les ongles. Son chrono affichait 4h30 pile, encore quelques temps avant que les premières clartés ne percent l'horizon. L'assaut devait être donné. Il activa sa radio et appela ses hommes. Sur les 15, seuls 5 répondirent. Merde! Je le savais, de toute façon, avant même qu'on attaque, je le sentais que ça puait cette affaire! Il ordonna à ses hommes restants de faire leur office et de se barrer au plus vite. Quant à lui, il allait personnellement s'occuper de l'hydre. Il pénétra dans la maison. Quand il arriva devant la chambre de Machin, il n'y avait aucun de ceux qui étaient censés être en place. Mais qu'est-ce que foutaient ses hommes? Où étaient-ils? Jurant, il entra. Il n'y avait personne. Avec rage, Offman referma la porte et repartit dans l'autre sens. Que faisait cette satanée hydre à se balader la nuit?! Guidé par son instinct, il revint à l'entrée et grimpa les marches, en se faisant le plus petit possible sous le poids du regard perçant du tableau. Il ne respira qu'une fois l'escalier passé. Bon maintenant, il s'agissait de trouver Machin. Au hasard, il prit le couloir de droite.

Thiébaut était très satisfait, sur les écrans, il regardait les intrus être éliminés sans bavure les uns après les autres. Wilfried avait toujours été efficace. Les dorés de l'équipe de surveillance et quelques sorts depuis longtemps intégrés à l'architecture du lieu avaient fait le reste. Il avait vaguement espéré que les technomanciens tueraient le dégénéré qui avait failli abîmer son hydre, mais son neveu lui en aurait voulu. Il valait peut-être mieux qu'il survive. Il avait retracé l'origine du problème et avait envoyé une équipe le régler.

Machin ouvrit les yeux. Il était dans une pièce qui ressemblait à un musée. Des objets d'art reposaient dans des vitrines ou sur les murs. Il était seul.
- Intello? appela-t-il doucement.
- C'est moi. J'ai pensé qu'au vu des évènements qui vont et qui sont en train de se produire, il valait mieux en profiter pour se mettre à l'abri et explorer notre environnement par la même occasion.
- Où est-ce qu'on est? Que fait Dragon?
- Dragon? Il dort. On est au premier étage.
- Mais on n'a pas le droit d'y être!
- Je pense qu'ils sont suffisamment occupés pour n'avoir que faire de notre présence, ici ou ailleurs. Regarde plutôt ces œuvres d'art : elles sont magnifiques.
Il s'attarda longuement sur une bague de style vénitien en argent, avec deux têtes de dragons encadrant un saphir. Il avait très envie de prendre la bague quand un bruit le fit se retourner vers la porte d'entrée.
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Re: Le roman

Message par gg » jeu. 27 nov. 2008, 17:30

Il vit un homme grand, tout habillé de noir, qui se tenait devant la porte ouverte. Il vit surtout l'arme trapue que l'homme tenait à la main et braquait sur lui.
"Non, ne tirez pas!" entendit-il, la voix semblant provenir d'un haut-parleur situé dans la pièce, suivit d'une sorte de toux étouffée.
En cet instant, Machin crut que la voix s'adressait à la grande ombre de la porte et que son dernier instant était arrivé. Au lieu de cela, la grande ombre parut encaisser un coup dans l'épaule. L'homme s'écroula dans la pièce en poussant un cri de douleur.
Machin resta paralysé, ne sachant que faire.
L'homme en noir fit quelques pas à quatre pattes dans la pièce. Sans se relever, il saisit de le bord de la porte et la referma rapidement derrière lui. Ensuite, il s'assit, dos contre la porte. Le canon de l'arme de nouveau braqué sur Machin.
- Putain, ça fait mal, dit l'homme. Toi, tu ne bouges pas, continua-t-il en s'adressant à Machin.
Cela tombait bien, ce n'était pas du tout son intention. De toute manière, il ne comprenait rien à ce qui se passait dans cette maison.

En se dirigeant vers la chambre de Lucien, Dors avait entre-aperçu un encagoulé qui se rendait prestement à l'étage. Ne faisant ni une ni deux, il avait pris la décision de descendre cet intrus et s'était discrètement lancé à sa poursuite.
Dès qu'il le vit s'arrêter face à une porte ouverte, il avait levé son arme pour l'abattre.
C'est à ce moment qu'il avait entendu un "Non, ne tirez pas !" provenant de tout autour de lui. Bien que l'idée que le message s'adressait à lui traversa son esprit, Dors tira en murmurant un discret : "Je t'emmerde".
La balle toucha sa cible qui s'écroula à l'intérieur de la pièce. Dors s'élança pour achever son oeuvre. Mais une main l'attrapa au collet et le fit basculer les quatre fers en l'air. Le choc lui fit expulser toute l'air de ses poumons. Il entendit une porte claquer et vit le visage de Wilfried à l'envers, qui le dominait en souriant.
- Nous le voulons vivant, dit celui-ci.
- Merde, s'exclama Dors en voulant se relever.
Mais Wilfried le maintint bloqué sur le sol avec sa main.
- On se calme, dit-il. C'est le chef des assaillants. Nous voulons lui parler, pas le tuer. Qui plus est, nous ne voulons pas qu'il y ait une bagarre dans cette pièce, c'est l'endroit où nous stockons les Réceptacles.
- P'tain, j'm'en tape, lança Dors en tentant une fois encore de se relever.
- Calmez-vous, lui intima Wilfried. Ne m'obligez pas à vous assommer. Il n'y a plus de danger, c'est le dernier homme encore en activité.
Dors ne répondit pas par des mots, il cessa de se débattre et braqua le canon de son arme sur le visage de ce satané majordome.
- Ne soyez pas stupide, dit calmement Wilfried. Je vous relâche si vous promettez de ne rien faire.
Dors hésita. Puis eut une moue de contrariété et posa son arme au sol.
- C'est bien, mon neveu, entendit-il dans le couloir.
Cette fois-ci, il reconnut la voix de Thiébaut. Ce gros lâche devait être quelque part dans la maison et parlait par l'intermédiaire d'un haut parleur. Cette bon dieu de baraque devait être encore plus truffée de matériel de surveillance qu'il ne le croyait.
Wilfried le relâcha enfin. Il l'aida à se relever, très poliment. Il lui épousseta même une imaginaire poussière sur les épaules.
- Bon, il se passe quoi ? Thiébaut, vous m'entendez ?
- Bien sûr, mon neveu, dit la voix en sortant des murs.
- C'est quoi ce souk ?
- Une simple attaque de technomanciens. Cela fait plusieurs jours que nous les surveillons. Il n'y a jamais eu de danger. NOus attendions simplement qu'ils bougent pour les éliminer.
- ça, c'est vous qui le dite. Est-ce que Julien va bien ? Est-ce qu'il était au courant de cette magouille ?
- Julien ? Non, bien sûr. Il dort tranquillement dans sa chambre.
Dors soupira de contentement, il n'aurait pas du tout apprécié que le jeune dragon d'or lui fasse un coup aussi pendable, alors qu'il le considérait comme un ami.
- Ok, admit-il. Je n'aime pas vos méthodes. Qu'est-ce qu'il se passe ? Soyez franc pour une fois.
- Toujours mon neveu, se moqua la voix. Je pense que Machin servait d'appât pour cette équipe de technomanciens. Nous les observons depuis le début de cette histoire pour les capturer et les interroger. C'est pour cela que je ne vous ai pas mis au courant de cette affaire, il fallait que vous ayez un comportement normal pour ne pas les faire fuir, du moins pendant suffisamment de temps pour que nous remontions la filière. Présentement, une équipe est en train d'attaquer ce qui semble être leur laboratoire.
- Ouais, sûr, maugréa Dors.
Dire qu'il n'appréciait pas le rôle de chèvre était un euphémisme.
- Et maintenant ? demanda-t-il. Et Machin ?
- Il s'avère que nous avons un petit soucis. Il semblerait que Machin et notre assaillant soit dans la même pièce. Je ne sais comment il a fait, mais dans la confusion, il semble que notre étonnant invité ait réussi à se faufiler dans la pièce où j'entrepose quelques réceptacles. Je les vois sur mes caméras, ils discutent. Pour l'instant, je propose de les laisser faire. Vous pouvez parler, j'ai isolé la pièce, ils ne peuvent pas nous entendre.
- Super !

Complètement immobile, Machin regarda l'homme assis. Il paraissait avoir mal. Il y avait un trou dans sa combinaison noire au niveau de l'épaule. Mais pas de sang.
- Fais chier, dit l'homme. Putain ça fait mal. Quelle situation de merde ! Quelle abrutie, je lui avais dit à l'autre que ce n'était pas une bonne idée.
Machin ne savait que faire. L'homme continuait à maugréer tout en fouillant dans sa combinaison. Il en sortit une flasque de métal avec sa main libre, souleva le bas de sa cagoule et but au goulot.
Pourtant, jamais le canon de l'arme ne dévia de Machin.
- La vache, c'est vraiment dégueu ce truc, se plaignit l'homme.
Pourtant, quelques instants après, il se mit à remuer l'épaule dans tous les sens, comme pour vérifier que tout allait bien.
Machin attendit.
Apparemment satisfait du résultat, l'homme parut se détendre.
- Alors Machin, on est vraiment dans une situation pourrie, dit-il à la grande surprise de l'interpellé.
- Vous me connaissez ?
- Hola ! A un point que tu ne dois même pas imaginer.
Il haussa les épaules et ôta sa cagoule.
- Tu me reconnais ?
Machin observa le visage de l'homme.
- Non, désolé.
- Mais si, intervint l'Intello, moi, je vous reconnais. Vous avez été infirmier dans l'hôpital, il y a un an je crois. Franck ? Ou un truc du genre...
- C'est ça, soupira Franck. Un de nos hommes infiltré dans l'hôpital était mort, j'ai pris sa place le temps de trouver un remplaçant.
- Ha ! Je ne comprends rien du tout, constata Machin en se prenant le menton d'une main.
- Mais si, dit l'Intello. Nous sommes surveillés depuis des années. Et ce soir, nous avons été attaqué. Probablement pour nous enlever. Je ne dormais pas quand ils ont pénétré dans le jardin et j'ai vu vos silhouettes... j'ai tout de suite senti que les choses allaient mal tourner. Vous vous déplaciez comme dans les films de guerre. C'est pour ça que je suis venu me réfugier ici.
- Tu as eu tort, manifestement. Si tu étais resté dans ta chambre, tu ne te retrouverais pas dans cette situation de merde. On est tombé dans un piège comme des bleus. Ta chambre devait être sous surveillance et protégée.
- Je ne comprends rien, je ne comprends rien, s'exclama plaintivement Machin. Qu'est-ce que c'est ?
- Du calme, lui intima l'Intello. Tu ne souhaites pas que Dragon se réveille maintenant, non ? ça ne ferait qu'empirer les choses.
Machin stoppa immédiatement ses jérémiades. Effectivement, la présence de Dragon n'arrangerait pas les choses.
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Re: Le roman

Message par Mizu Hanayuki » jeu. 27 nov. 2008, 17:44

dis-moi, avec qui d'autre tu compte faire un gestalt??
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Re: Le roman

Message par gg » ven. 28 nov. 2008, 02:29

ben je ne sais pas :)
mettre offman en gestalt je trouvais ça drole... mais je ne suis pas allé plus loin. Je n'avais à l'époque, où j'ai fait ma demande de le garder vivant, aucune idée de comment ça se passerait et j'espérais bien que quelqu'un aurait l'inspiration... j'avoue que je ne me suis même pas posé la question de la taille éventuelle du gestalt... et si quelqu'un avait émis des doutes sur la pertinence de la chose, j'aurais (on peut encore d'ailleurs :)) abandonné l'idée de création d'un gestalt avec offman, aucun souci.

Si tu as une idée sur le long terme pour l'évolution du gestalt (ou autre chose en fait), tu peux faire comme moi : mettre un post pour livrer ton idée et espérer que les autres suivront (bon j'admets, nous ne sommes réellement que très peu à écrire régulièrement, donc ça ne devrait pas trop poser souci pour se mettre d'accord). En fait, je n'attends que ça :) que les gens imposent leur "marque" sur le texte, créent de nouvelles situations, de nouveaux personnages, en tuent d'autres... :). C'est ce que tu fais et c'est nickel, si au moins d'autres pouvaient se joindre régulièrement à nous...
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Re: Le roman

Message par Mizu Hanayuki » mer. 14 janv. 2009, 16:24

Dors en avait sa claque de cette baraque de tarés.
- Démerdez-vous, après tout si vous n'aviez pas joué au con avec nous, on n'en serait pas là, dit-il en s'adressant au haut-parleur. Moi, je descends.
Quand il fut sorti de la pièce, Wilfried soupira :
- Monsieur, je crains que nous n'ayons fait une erreur en ne le prévenant pas.
- J'ai sous-estimé son cerveau, c'est sûr, mais tu sais bien que c'était la seule solution. Et puis ne t'inquiète pas, Julien le calmera, comme toujours.

Dors dévalait les escaliers quatre à quatre en se jurant que c'était la dernière fois qu'il travaillait avec des dorés. Il avait envie de cogner quelqu'un. Malgré ce qu'avait affirmé Thiébaut, il n'était pas sûr que Julien soit sain et sauf, aussi se dirigea-t-il vers sa chambre. Soudain, il perçut une présence dans l'ombre. Il sorti son poignard et attendit, invisible. Dès que l'autre fut à portée il lui mit le couteau sous la gorge en l'attrapant ... et se retrouva comme un con : c'était Julien qu'il tenait dans ses bras. Les cheveux blonds en bataille, en pantalon de pyjama, torse nu, Julien le regardait à moitié réveillé, encore plus beau que d'habitude, si c'était possible. Dors soupira et rangea promptement sa lame.
- T'es dingue? J'aurais pu te tuer!
Julien resta muet puis s'exclama, riant :
- Me tuer? Alors comme ça, la nuit, tu rodes dans le château pour agresser les gens?! J'avoue que je ne comprends pas.
- Tu as passé ta nuit à dormir alors?
- Naaaaan, je t'ai jamais dit que je sors régulièrement égorger des passants pour m'amuser un peu? D'ailleurs j'y allais justement.
- C'est sérieux bordel!
Julien perdit son sourire
- Qu'est-ce qui se passe au juste?
Dors soupira de soulagement : au moins, son ami n'était en rien responsable du merdier.
- On vient de se faire attaquer par des technomanciens, et comme par hasard, ton cher oncle a totalement oublié de nous prévenir.
- QUOI? cria Julien, atteignant un si à l'octave supérieur qui aurait dû être interdit à toute gorge masculine.
- Ils sont tous morts, sauf leur chef, que Wilfried m'a empêché de buter. Ce connard s'est enfermé avec Machin dans une salle et ton oncle ne veut pas qu'on intervienne parce que c'est là qu'il range ses babioles.
- Et merde! Qu'est-ce qui va se passer?
- Aucune idée, et je vais te dire : j'en ai rien à foutre.
- Attends, je sais que mon oncle a vraiment exagéré, mais après tout, Machin n'est pour rien dans tout ça! On peut pas l'abandonner.
Dors lui lança un regard noir, se tourna vers le mur et le percuta du poing avec un grognement bestial. Puis il se tourna, sombre, vers son ami, qui était très content de l'être à ce moment précis :
- C'est bon, on va aller la chercher ton hydre.
Julien eut un frisson : le mur était déformé là où il avait tapé, et ses phalanges étaient à peine égratignées. Dors, avec ses cheveux noirs sur les yeux, une coupure au torse, et ses tatouages semblait prêt à égorger le premier venu. Il savait que son ami était un tueur, mais c'était la première fois qu'il réalisait à quel point c'était vrai. Il posa une main sur son bras et dit doucement :
- Je suis désolé de t'avoir entraîné dans cette merde.
Le blanc haussa les épaules et tourna les talons, muet.
Ils montèrent ensemble jusqu'à la salle des réceptacles. Wilfried attendait toujours.
- Bon, vous avez un plan? On fait quoi?
- Avec tout mon respect, Monsieur, on n'entre pas.
- Vous n'allez tout de même pas laisser ce connard flinguer votre sujet d'étude non?
- Pour l'instant, il ne semble pas menaçant. De plus, votre arrivée serait trop remarquée et risquerait de le rendre nerveux. Nous ne voulons prendre aucun risque. Votre oncle a téléphoné à un spécialiste, qui devrait être bientôt sur les lieux.
- Dans ce cas, pourquoi me payez-vous?
La voix de Thiébaut retentit, conciliante :
- Mais mon cher neveux, pour faire exactement ce que vous avez fait ce soir.
- Me prenez pas pour une bille!
- Votre présence en elle-même est suffisante pour que les menaces potentielles ne pensent pas à chercher d'autres protections.
- Ah parce qu'il va y en avoir d'autre?
- Nous accueillons un être rare, vous pouvez être sûr que ce ne seront pas les seuls à tenter quelque chose, et certainement pas les plus dangereux.
- C'est qui d'abord, votre spécialiste?
- Eh bien, s'il réussit, je vous le présenterai.
Julien s'interposa devant Dors, qui paraissait excédé comme jamais :
- Mon oncle, si vous n'avez pas besoin de nous, je suggère que nous vous laissions.
- Cher neveux, je suis ravi de voir que tu n'as rien.
- Ce n'est pas grâce à vous en tout cas, rétorqua-t-il furieux.
- L'essentiel est que tout soit réglé. Fais comme bon te semble.
Julien, prenant Dors par le bras, l'entraîna dehors.

Dans la salle, Machin regardait avec curiosité l'homme qu'il avait en face de lui.
- Bon apparemment, ils n'ont pas l'air de vouloir intervenir pour le moment, alors vous allez nous aider, fit Intello.
- Si tu bouges, je n'hésiterai pas à tirer, tous mes hommes sont morts et quelqu'un doit payer pour ça, dit Offman entre ses dents.
- Je n'ai pas l'intention de quitter ce monde, ne vous en faites pas, je veux juste des réponses à mes questions.
- Euh, Intello, tu es sûr que c'est une bonne idée?
- Machin, s'il te plaît, tais-toi et écoute. Alors, mon cher, nous vous écoutons, que se passe-t-il? Et surtout, qui sommes-nous?
Offman partit d'un grand éclat de rire :
- Quoi, vous ne savez même pas ça? Vous ne vous doutez même pas que vous êtes une hydre?
A ce moment, plusieurs choses arrivèrent en même temps : Dragon se réveilla, prit le contrôle du corps et bougea. En apercevant une ombre, Offman tira. Au moment où la balle aurait dû partir vers sa cible, à savoir Dragon, le technomancien se retrouva propulsé à terre, et la balle se perdit dans le décor. Avant de perdre connaissance, il eut conscience de trois choses : la douleur occasionné par les éclats de verre de la vitrine qui lui rentraient dans le dos, la présence d'un petit objet qui venait de se glisser dans sa main, et le visage d'une jeune femme au-dessus de lui.
Modifié en dernier par Mizu Hanayuki le jeu. 01 mars 2012, 02:37, modifié 2 fois.
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